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Une vie avec Oradour - Documentaire (2011)

Documentaire de Patrick Séraudie 21 septembre 2011

Le 10 Juin 1944 à Oradour-sur-Glane, Robert Hébras échappe à la mort.
« Une vie avec Oradour » retrace son histoire, avec le récit minutieux de cette journée, filmé dans les ruines du village-martyr.
C’est l’exemple d’une vie déterminée par le désir de témoigner inlassablement pour que l’Histoire ne se répète plus.

Film Une vie avec Oradour - Documentaire (2011)
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Robert Hébras & Jean-Marcel Darthout sont deux des six personnes à avoir survécues au tristement célèbre massacre d'Oradour-sur-Glane le 10 juin 1944 (qui est devenu dans la France de l'après-guerre un symbole national des atrocités nazies, puisqu'il s'agit du "plus important massacre de civils mené sur le territoire français" durant la Seconde Guerre Mondiale). Revenons arrière, le 10 juin 1944, une division de la Waffen-SS se rend dans ce petit village situé à 22 km de Limoges, ils séparent les habitants, les femmes et les enfants d'un côté et les hommes de l'autre. Ne sachant pas ce qui va leur arriver, personne ne cherchent à s'enfuire, ni à contredire les ordres. Les hommes sont réunit dans un hangar et les femmes et les enfants dans une église. Les premiers seront tous fusillés et quant aux femmes et enfants, enfermés dans l'église (incendiée par les nazis), ils mouront tous d'asphyxie ou brûlés. Au final, on totalise près de 642 victimes, dont 6 survivants (couché dans la grange, protégés par les corps de leurs camarades, ils ont évités de justesse au feu des balles), à savoir Robert Hébras & Jean-Marcel Darthout, tous deux reviennent sur ce triste événement, devant la caméra de Patrick Séraudie. Une Vie avec Oradour (2011) nous replonge dans les atrocités de cette journée du 10 juin 1944, entièrement tournée dans le village d'Oradour-sur-Glane (laissé en l'état, c'est aujourd'hui devenu un haut lieu de la mémoire de la Guerre en France, notamment par le biais du CMO, le Centre pour la Mémoire d'Oradour). A travers les commentaires des deux survivants, la caméra déambule à travers les ruelles abandonnées et en ruines du village, par le biais d'images de synthèses reconstituant les bâtiments et leur disposition de 1944, on revit au plus près ce qui s'est réellement passé, comme si nous y étions. Patrick Séraudie a même agrémenté son documentaire d'images d'archives, notamment celle du procès (qui s'est déroulé en 1983 en RDA) en présence de Heinz Barth, un des meurtriers nazis. Le réalisateur a aussi eu la brillante idée de filmer une visite guidée du village où Robert Hébras commente ce qui s'est déroulé devant des collégiens allemands dont l'un d'eux lui demande « est-ce que vous en voulez aux allemands ? ». Un documentaire qui fait froid dans le dos, émouvant et révoltant à la fois.

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