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Strait Jacket - Anime (OAV) (2007)

Anime (OAV) de Ichiro Sakaki Action, fantasy, science-fiction 1 saison (terminée) 25 min 26 novembre 2007

Dans la cité de Tristan, magie et science coexistent, mais l'usage abusif de la magie corrompt les hommes l'utilisant, les transformant à terme en monstres sanguinaires ! Seul le bureau des affaires magiques et ses agents de magie tactique peuvent intervenir afin de se débarrasser de ces monstruosités. Leur armure censée les prémunir de la transformation ne représente cependant qu'un sursis : un jour eux aussi deviendront l'un de ces monstres...

Mais dernièrement, le nombre de créatures ne cesse de s'accroître, obligeant le gouvernement à faire appel à Leiot Steinberg, un agent non-officiel dont les méthodes radicales ne plaisent pas à tout le monde. Réussira-t-il à stopper les démons qui pullulent et surtout à comprendre la raison de cette propagation ? Et surtout, avant qu'il ne finisse démon lui-même !

Film Strait Jacket - Anime (OAV) (2007)
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Critique publiée par moi même sous le pseudo Mugen le 19 Juin 2008 sur le site animeFR (http://www.animefr.com/)

Strait Jacket est un animé composé de 3 OAV de 25 minutes et réalisé en 2007 par Shinji Ushiro. La série est produite par les studios Feel (Nagasarete Airantou) et scénarisé par Ichiro Sakaki (créateur de Scrapped Princess). Le staff restant est composé de personnes confirmées comme, par exemple, Yoshinori Yumoto et Hideki Fukushima, animateurs présents sur Planètes ou encore Rei Nakahara qui a travaillé sur Blue Seed et sur le film Origine de Gonzo. Ainsi, le staff et les premières images de l'animé laissaient présager à une super production qui allait nous en mettre pleins les yeux. Les promesses ont-elles été tenues ?

Le début du premier épisode met tout de suite dans l'ambiance en multipliant les différentes vues de l'univers de l'animé. Plusieurs époques sont mélangées, comme le souligne le contraste avec une mode vestimentaire et les bâtiments qui viennent du XXème siècle, alors que la technologie est futuriste. Nous sommes dans un univers ou la haute technologie côtoie la magie, qui n'est pas sans faire penser à Fullmetal Alchemist.

La musique du début, très médiévale, sème le trouble dans l'orientation stylistique de la série. Graphiquement, l'animé est beau, le rendu de la ville est très bien fait avec des couleurs légèrement pastels et claires font parfois penser à un tableau. Les scènes d'actions foisonnent et font monter l'adrénaline, le tout rythmé par des musiques qui vous immergent tout de suite dans l'ambiance de la série. En si peu d'épisodes il est évident qu'il n'y a aucune monotonie, alternant discussion et scènes d'actions, l'animé ne vous laisse pas reprendre votre souffle.

La violence y est très présente, on a l'impression que l'animé c'est inspiré de d'autres œuvres cultes, la couleur du sang et la violence fait penser à Elfen Lied. Quand aux démons informes qui déblatèrent des absurdités, ils nous font penser aux akumas de D.Gray-man. Les pentacles renvoient encore une fois à l'alchimie de Fullmetal Alchemist.

Les personnages sont peu nombreux, à cause du faible nombre d'épisodes, mais leurs personnalités arrivent à être développées convenablement même si cela ne transcende pas le style. Ainsi, il y a Reiott le héros assez froid (qui ressemble bizarrement à Ban Mido de Getbackers), Cabelletaita, son assistante aussi froide que lui, Mary Simmons, qui joue le rôle de leurs contact et Isaac Hammond, une personne liée à l'histoire des protagonistes. On voit tout de suite que les relations des personnages sont assez basiques. On ne cherche pas à nous surprendre avec des psychologies complexes, tout comme le scénario que l'on devine aisément.

Avec un script plus poussé et une série de 26 épisodes, l'animé aurait pu marquer les esprits mais le fait que la série soit courte est un handicap l'empêchant d'atteindre le rang de série culte. Finalement, le résultat des courses donne une animation de bonne qualité et assez originale, un scénario qui tient la route mais sans être bien complexe et de nombreux clins d'œil à des animés cultes. Qu'on se le dise, Strait Jacket est une série que l'on regarde entre deux titres plus majeurs pour se détendre, mais elle sera vite oubliée hélas.