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Persona 4 : Dancing All Night (2015) - Jeu vidéo

Jeu vidéo de Atlus et NIS America PlayStation 4 et PS Vita Musique 25 juin 2015

Film Persona 4 : Dancing All Night (2015)  - Jeu vidéo
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En fait, dès les premières minutes de Persona 4 - Dancing All Night, j'étais fichu. J'aurais du m'en douter alors. J'allais être incapable d'écrire sur ce titre une critique totalement objective. Ne l'ai-je d'ailleurs jamais été pour écrire la critique d'un quelconque jeu ... Mais là n'est pas la question !

Car dès les premières minutes, ce titre nous rappelle qu'avant d'être Dancing All Night, il est avant tout Persona 4. Un spin off certes. Mais le plaisir est déjà grandement là. Et le jeu a su très facilement me transporter presque 2 ans en arrière, à l'époque où je passais cette année magique, mystérieuse et parfois inquiétante à tenter d'élucider les meurtre dans la petite ville d'Inaba. Cette époque où j'avais découvert le "TV World". Ces personnages si attachants - quoique caricaturaux - qui étaient devenus les amis de cette année scolaire.

Après cette année folle, donc, notre Investigation Team se recompose le temps d'un festival et plus particulièrement d'un concert censé marquer le retour de l'idol de l'équipe : Rise. Sauf que - bien entendu - les choses ne vont pas vraiment se passer comme prévu et votre équipe va de nouveau devoir faire face à des forces mystérieuses et à une nouvelle rumeur : celle d'une idol décédée que l'on peut voir sur Internet vers minuit. D'un point de vue scénaristique, et même si le jeu est définitivement un Rhythm Game, P4DAN tend au parallélisme avec le RPG dont il est issu.

Et ce qui est une de ses grandes qualités est aussi son défaut majeur : il s'agit avant tout d'un titre fait pour ceux et celles qui ont joué à Persona 4 (ou The Golden en ce qui me concerne). Si ce n'est pas votre cas, P4DAN reste un bon Rhythm Game, mais sans le contexte qui permet d'en apprécier toute la saveur et de retrouver cette attachement aux personnages et aux musiques.

Car oui, en plus, Dancing All Night a l'intelligence - et la facilité - de capitaliser sur une bonne partie des musiques présentes dans le jeu original, dans leurs versions d'origine ou ré-arrangées. Pour le plus grand bonheur des joueurs de Persona 4 dont je fais partie. Cela aboutit à ce que la playlist du jeu soit sans doute un peu modeste (avec bien sur un peu de DLC payant à la clé), mais franchement, j'ai kiffé ma race à faire se trémousser nos héros sur les thèmes les plus endiablés et les plus inattendus de cet épisode.

D'autant plus que le gameplay du jeu et l'interface de la partie pure Rhythm Game sont particulièrement réussis. Vraiment ! Sur fond de chorégraphie de nos héros, des petites icones - souvent des étoiles, mais également quelques cercles, partent du centre de l'écran pour atteindre différents "slots" qui représentent plusieurs boutons de la Vita. Et bien entendu, le but est d'appuyer sur lesdits boutons au meilleur moment. Et bien croyez le ou pas, cette méthode de gameplay et cette interface sont littéralement les meilleures que j'ai pu voir à ce jour dans un Rhythm Game : lisibles et intuitifs, permettant de capter assez rapidement où le jeu veut vous emmener d'un point de vue rythmique.

Et franchement, ce n'est pas plus mal, tant le challenge est présent, notamment dans les modes de difficulté les plus élevés. Au-delà des modes Facile et Normal, qui sont très accessibles, le mode Difficile vous obligera à une concentration de tous les instants, associés à quelques passages assez chauds. Le mode All Night, déblocable à la fin du jeu, sans être infaisable, relève de la torture mentale et digitale.

Quel dommage que seuls les mode de difficulté Facile et Normal puissent être choisis pour la partie Histoire du jeu. Cette partie reste centrale dans le jeu, ce qui constitue une des originalités de Dancing All Night, puisque généralement la narration s'avère très en retrait dans ce registre. Ici, l'histoire vous tiendra une bonne douzaine d'heures, voire un peu plus. Ca paraît beaucoup ; ça l'est. Bien qu'elle ne soit pas inintéressante (quoi qu’improbable sans en dire plus pour ne pas spoiler), celle-ci se développe de manière très très très lente, à la limite du supportable par moment. Mais elle reste agréable, comme pour le reste, par la présence de personnages attachants et d'un univers qu'on a appris à apprécier dans l'épisode initial.

Et c'est là le jeu de la subjectivité : un gameplay au petits oignons, une tracklist un peu short mais que j'adore, des personnages que je suis heureux de retrouver, du challenge bien présent mais rarement frustrant. Avec tous ces éléments, vous comprendrez que je suis prêt à passer l'éponge sur les longueurs de la trame narrative et sur le fait qu'on a entre les mains qu'un Rhythm Game qui nécessite d'appuyer sur les bons boutons au bon moment (mais est-ce que ce n'est pas ça, au départ, le eu vidéo ?...).

Honnêtement, je pense que j'aurais du mettre 7/10 à Dancing All Night, mais ce sera finalement 8/10. Si vous avez joué à Persona 4, que vous avez apprécié son univers et surtout ses musiques, jetez vous sans réfléchir sur Dancing All Night ! Si vous aimez les Rhythm Game sans connaître le jeu initial, Dancing All Night reste un jeu intéressant doté d'une interface très réussie et présentant un challenge bien présent.

Dans tous les cas, c'est un jeu qui m'a permis de m'approprier encore plus l'OST de Persona 4, de jouer avec plaisir, avec sérieux égalament. Bref, du plaisir : du vrai jeu vidéo.