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Happy Endings - Série (2011)

Série de David Caspe Comédie 3 saisons (terminée) ABC (US) 25 min 13 avril 2011

La série tourne autour de la vie d'un groupe d'amis vivant à Chicago et dont le quotidien est secoué par la rupture du couple qui les a réunis, Dave et Alex. Le reste du groupe (Max, Brad, Jane et Penny) est alors confronté au malaise de devoir choisir, soit d'ignorer l'évènement, soit de choisir leur camp. Alex et Dave décident de rester bons amis, mais le quotidien laisse entrevoir plusieurs complications.

Film Happy Endings - Série (2011)
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Je récapitule : Happy Endings c'est le Friends de la semaine dernière. Une bande de six amis (trois mâles, trois femelles) plutôt friqués vivent le parfait bonheur même si la bonasse du groupe (jouée par Elisha Q-Bert, ou un truc du genre) quittent le personnage principal générique mâle devant l'autel. Un postulat de départ plutôt osé qui ne changera plus rien une fois le pilote passé. Le reste des personnages se présente comme tel : on a une blonde frigide et maniaque (Eliza Coupe, je t'aime, FUIS !) mariée à un noir (Oui, sa seule caractéristique c'est d'être noir, mais comme dans les sitcoms des années 80), une brune pétulante et hystérique et un gay "pas comme dans Sex & The City" (c'est pas moi le dis, c'est eux).

Une sombre bouse donc. Le genre de merde que je range directement au placard avec une note de merde. Et puis bon, poussé par la plastique de Kim Bauer et l'envie irrésistible de ne pas faire mon travail, j'ai laissé une seconde chance à la série. Ou plutôt une deuxième, une troisième et une quatrième. La chaine ayant eu la bonne idée de diffuser les épisodes deux par deux, c'était deux fois plus de temps à éviter de finir le boulot. Et bon dieu, que ça fait du bien d'avoir raison.

Tout est mauvais, calculé, déjà vu. Mais rien ne touche plus le fond que ce quatrième épisode sobrement intitulé "Mein Coming Out" en hommage à un ouvrage de référence dans la littérature du début du siècle dernier. Laissez moi résumer la situation. Nous avons donc deux storylines apparemment bien distinctes qui mettent en lumière les deux personnages secondaires supposément originaux : le gay qui fait pas gay (rester dans leur logique c'est parfois difficile) et l'hystérique qui a été désigné par ce même personnage gay comme son "gay husband". Longue histoire, l'épisode 2 est affreux. Je préfère ne pas m'en souvenir.

Dooonc, les parents du personnage masculin sont en ville mais ils ne savent pas que leur fils est homosexuel alors celui-ci va tour à tour utiliser les trois personnages féminins comme des fausses copines. Voilà, nous sommes en 2011 et on nous ressort l'intrigue la plus éculée de l'histoire de l'homosexualité à la télévision. Parce que tu comprends les parents sont juifs et stricts et leur fils sait bien "qu'ils seront tristes de pas avoir de petits enfants". (sic) 2011 again. Je sais bien qu'on demande pas à une sitcom d'être à la pointe de la réflexion mais même une série OLD comme Will & Grace faisait des vannes sur l'adoption et les mères porteuses.

En même temps, la brune gonflante rencontre un type super sympa qui s'appelle Douglas HITLER et passe tout l'épisode à se demander si elle doit le revoir à cause de son nom de famille. Évidemment ça foire, de manière assez pathétique, et on a l'occasion d'avoir une ribambelle de blagounettes sur Hitler donc. La série s'essaye avec l'aisance d'un éléphant de mer dans le subversif à coup de "Vous allez faire quoi ce soir ? Envahir la Pologne ?". Pour finir sur le regroupement des deux histoires où les parents juifs sont pris à partie dans une blague sur le troisième Reich. Subtil.

A la fin, il y a coming out, ils l'acceptent sans faire d'histoire comme on s'y attendait dès le début montrant que la tolérance c'est vraiment chouette mais qu'une mère juive restera toujours une mère juive sur fond de musique mielleuse. J'ai vomi. Deux fois.

Des fois, la vie vous offre des victoires qu'il faut savoir savourer.

EDIT : La série remonte dans mon estime. C'est surprenant mais j'ai surement jugé trop vite. (Stay tuned)