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Veep - Série (2012)

Série de Armando Iannucci Comédie 7 saisons (terminée) HBO 30 min 22 avril 2012

Lorsqu'une sénatrice devient vice-présidente des Etats-Unis, elle se rend compte que son travail à Washington n'a rien à voir avec ce qu'elle espérait.

Film Veep - Série (2012)
SERVEUR 1

Armando Ianucci, créateur de la série britannique « The Thick of It » et du film « In the Loop », débarque sur HBO. Après la mort prématurée d'un remake ABC de The Thick of It pour lequel il n'était pas impliqué mais qui, selon ses dires, était un pur désastre, il peut enfin véritablement faire ses armes outre-Atlantique.

Avec « Veep » l'on ne suit plus le ministre du ministère fictif des Affaires Sociales mais carrément la vice-présidente des Etats-Unis! surnommée la veep et interprétée par Louis-Dreyfus revenue de ses années Seinfeld. On monte d'un grade mais l'on conserve le dirigeant incompétent, dépassé par les événements, entouré d'une joyeuse équipe de bras cassés qui ne cessera de devoir étouffer bourde sur bourde. C'est d'ailleurs un plaisir de retrouver Tony Hale, Buster de Arrested Development. Une dirigeante qui n'est donc qu'une marionnette sans réel pouvoir et dont les ficelles son tirées non plus par l'excellent "spin doctor" Malcom mais par le Président lui-même — invisible et du parti adverse — au travers d'une grande perche molle.

A l'instar de la version US de the Office, la série ne fait pas dans la simple copie carbone mais s'adapte et prend un tour plus "sitcom US" sans non plus se voir trop lissée, l'équipe étant à peu près la même que celle de TToI. Son écriture est toutefois beaucoup moins dense et trépidante que cette dernière, l'humour tenant alors plus du comique de situation que des dialogues épicés et tombe, par exemple, plus souvent dans le versant graveleux, discret à l'origine.

Si le ministre du DAS du gouvernement britannique était un fieffé incapable, ses éclat restait toujours sur le fil entre bourde crédible comme peuvent en faire nos propres hommes politiques et pure galéjade burlesque. Avec un poste aussi important que la VP des USA ce numéro de funambule disparaît et, avec, le malaise constant de se dire que ces coulisses ne sont pas si éloignées de la réalité. La série change donc quelque peu de registre ; la veep s'inscrit dans la veine américaine des personnages attention whores idiots, trop idiots, qui poussent le bouchon : Michael Scott, Randal Wiston, les divers personnages de 30 Rock, Arrested Develoment, Better off Ted, etc. qui ne flirtent plus mais enlacent l'absurdité surréaliste. Un petit pas de côté qui évoque encore une fois celui de Michael Scott par rapport à David Brent. On préfèrera selon ses goûts l'un ou l'autre.

A suivre pour ceux qui apprécieraient the Office, Parks & Recreation, ou bien encore Spin City même si cette première saison cherche quelque peu ses marques. Enfin, comme toujours, ne pas hésiter à aller faire un tour du côté de la petite anglaise — qui attend une quatrième saison pour cet automne — afin de trouver un ton et un rythme différents.