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Catherine : Full Body (2019) - Jeu vidéo

Jeu vidéo de Studio Zero et ATLUS PlayStation 4, PS Vita et Nintendo Switch Réflexion, action et visual novel 14 février 2019

Catherine: Full Body est une version enrichie incluant une nouvelle fille à rencontrer, de nouvelles fins à découvrir, la possibilité de jouer avec les voix japonaises, des graphismes et un gameplay améliorés, des musiques inédites et de nouvelles options multijoueurs.

Film Catherine : Full Body (2019)  - Jeu vidéo
SERVEUR 1

Catherine full Body est la version améliorée et revue du jeu Catherine sorti en 2011 au Japon puis en 2012 en Europe développé et édité par ATLUS. Une structure connue pour ses jeux japonais de niche de grande qualité (Persona, Etrian Odyssey …) mais aussi l’originalité dont ils font preuve dans leurs productions.

Et s’il y a un jeu qui correspond bien au style d’ATLUS, c’est bien Catherine. Véritable OVNI vidéo-ludique ayant réussi, par miracle, à quitter les terres excentriques du Japon pour arriver chez nous, le jeu a surtout fait parler de lui comme soi-disant « jeu coquin » au vu de son aspect sulfureux au 1er abord et surtout grâce à l’ignorance du grand public s’étant arrêté à la jaquette. Bien entendu, la réalité est tout autre mais c’est de cette manière dont j’ai entendu parler du jeu et que, par curiosité, j’ai acheté mon 1er jeu ATLUS. Quel petit coquin …

L’expérience fût incroyable, unique et surtout bien loin de ce que je m’étais imaginé. J’attendais donc Full Body avec impatience mais aussi anxiété. En effet, Full Body se présente comme la version finale de Catherine. ATLUS prends l’exemple d’une bouteille de vin, thème récurrent dans Full Body, qui s’est bonifiée avec les 8 ans qui séparent les deux jeux mais aussi avec bon nombre d’ajouts. Par ailleurs, le terme Full Body est un terme emprunté qui qualifie la texture et le gout du vin. Les vins corsés (Full Bodied en anglais) étant les plus consistants.

Cette nouvelle cuvée, aussi bonne soit-elle, réussirait-elle à améliorer l’unique saveur de Catherine sans non plus dénaturer ce qui la rendait si particulière ?

Obsédé par cette question, j’ai fait avec Catherine ce que je n’avais jamais fait avant à savoir le faire 3 fois : 1 run de Full Body, 1 run de Catherine et 1 autre run de Full Body pour asseoir mon avis. Préparez-vous car la dégustation va être longue …

Un bel emballage

La première chose qui frappe quand on lance Full Body est comment le jeu est beau. En effet, le jeu original était le 1er jeu développé avec le moteur HD d’Atlus : le Gamebryo. Et c’est du bon boulot vu comment les personnages et les environnements sont détaillés avec des effets de lumières/particules bien sympas. Les personnages sont remarquablement bien faits aussi et toujours aussi splendides grâce au chara designer phare d’Atlus, le maitre Soejima Shigenori. La DA est également une belle réussite avec belle diversité d’environnements et un cell shading raffiné ainsi qu'une utilisation intelligente de la symbolique dans ceux ci.

Full Body apporte une meilleure résolution (1080p sur PS4), framerate et des petites retouches par ci par là. Honnêtement, je pensais que plus de travail avait été fait mais, en refaisant le jeu sur Xbox 360, je me suis rendu compte que cela n’était pas le cas et que le jeu original avait très bien vieilli visuellement. On aurait aimé de la 4K sur PS4 Pro mais bon. Finalement, ce sont les cinématiques en version anime qui s’en tirent le moins bien et font un poil cheap mais rien ne bien grave.

Au final, Full Body se contente du même fourreau en un peu plus raffiné et détaillé pour présenter sa nouvelle cuvée.

Le cubisme vu par ATLUS

La deuxième chose qui frappe, et qui a dû choquer nombre de prépubères ayant acheté le jeu à l’époque en pensant à un jeu coquin, est le gameplay. En effet, Catherine a un gout prononcé pour le … puzzle game vertical en 3D composé de cubes que l’on doit déplacer pour former des escaliers et grimper des niveaux s’effondrant progressivement. Cela semble complexe ou encore fort farfelu et ça l’est clairement. Le jeu donne l’excuse que le protagoniste fait des cauchemars pour justifier cet étrange gameplay.

Le jeu original était frustrant notamment à cause de la difficulté de ses puzzles mais aussi du fait que les niveaux s’écroulent petit à petit. On doit donc résoudre des puzzles de plus en plus complexes sous la contrainte d’un timer visible sous nos pieds. Stressant, frustrant ? Oui mais aussi fort satisfaisant quand on y arrive et quelle adrénaline cela provoque quand on arrive à résoudre le puzzle in extremis ! Le jeu savait également bien se renouveler au fur et à mesure des stages et avec des boss cauchemardesques et rien n’a changé dans Full Body.

Par contre, il faut admettre que le jeu d’origine, à mon sens, était inutilement difficile et sévère notamment par le fait que l’on meurt immédiatement s’il on tombe. Il faut donc recommencer le niveau du début ou du checkpoint. On n’a pas le droit à l’erreur non plus quand on déplace un cube, pas de retour en arrière possible et cela me forçait parfois à me suicider. Et oui, j’avais, par mes erreurs, rendu le puzzle insolvable en déplaçant les blocs. Ainsi j’avais créé mon propre game over !

Pour remédier à cela et s’ouvrir au plus grand nombre, Full Body a changé plusieurs choses. Tout d’abord, la difficulté a été revue à la baisse pour le mode normal que j’ai réussi à finir de moi-même. Une chose qui ne m’était jamais arrivé avec le jeu original. Je dois aussi cela aux retours en arrière qui permettent d’annuler une ou plusieurs actions de Vincent. Cela aide beaucoup et n’était présent qu’en mode facile dans le jeu original.

Au final, j’ai trouvé la difficulté du mode normal de Full Body quasi parfaite en termes d’équilibrage. Ni trop dur ni trop facile pour un max de plaisir et les modes hardcore sont toujours là pour les masochistes donc pas de jaloux. Full Body a réussi, pour moi, son objectif de proposer un mode de difficulté pour tout type de joueur.

Le jeu propose également un mode remix, en plus du mode classique, qui ajoute des cubes inédits et change l’arrangement des niveaux. Un ajout ma foi bien sympathique je trouve. Il y a aussi un mode multi joueur compétitif mais je n’ai pas profité de cette nouveauté également louable. Pour finir, un nouvel arc narratif ajoute des niveaux finaux qui sont assez incroyables en termes d’ambiance et de gameplay.

Companion Cube

Visuels et gameplay mis à part, la grande force mais aussi la grande originalité du Catherine original, pour moi, a toujours été son scénario et les sujets que le jeu aborde (légers spoils à suivre)

Le synopsis du jeu original était le suivant : on suit les aventures, ou plutôt les mésaventures, de Vincent, trentenaire un peu paumé qui sort toujours avec la même bande d’amis depuis le lycée et est avec sa copine, Katherine, depuis un bon moment qui fait également parti de la bande. Cette dernière est ambitieuse, intelligente et veut s’engager sérieusement avec Vincent et construire une vie avec lui. Ce dernier, par contre, y est peu enclin à et souhaite que leur relation reste simple et sans prise de tête.

Se sentant coupable et ruminant ses pensées seul dans un bar, il rencontre une belle blonde, Catherine, qui l’aborde sans gêne. Elle est sa femme idéale, libre, passionnée mais aussi très sexy, et il la retrouve dans son lit le lendemain sans qu’il sache comment. Il va sans dire que Vincent se retrouve dans un beau merdier et, si cela n’était pas déjà assez, il fait d’étranges cauchemars chaque nuit …

Je ne vais pas spoiler tout le scénario mais souligner comment le jeu était unique dans son scénario vu le sujet qu’il aborde : la crise de la trentaine ou cette période dans la vie d’un adulte ou il se retrouve confronté à des choix importants : vivre avec sa moitié, se marier, acheter une maison, faire un enfant etc.

Ainsi, le jeu va se focaliser sur les galères de Vincent le jour (ses dilemmes moraux, ses inquiétudes …) et notamment au bar ou Vincent traîne avec ses potes, parle avec clients et noie ses problèmes dans l’alcool. Les phases de bar étant celles que je préfère le plus avec cette ambiance particulière, ces intéressantes conversations et les cinématiques d’y déroulant.

A différents du moment du jeu, la chose qui inquiète le plus Vincent sera l’horrible boss qui le poursuivra dans ses cauchemars, plus vrais que nature, dont la rumeur dit qu’ils peuvent être mortels et réservés aux hommes infidèles. Le seul espoir de Vincent sera de survivre et de grimper jusqu’au sommet pour atteindre « la liberté » de choisir son destin. Cet effet miroir entre la psyché de Vincent de jour et ses cauchemars est très sympa. Une dualité qui rappelle un peu la saga Persona.

Le pauvre Vincent se retrouve donc confronté à bon nombre de dilemmes moraux. Rester fidèle à Katherine malgré le fait qu’il l’ait trompée ? La Larguer pour cette nouvelle Catherine ? Ou peut être autre chose ? Le jeu va mettre bon nombre de dilemmes moraux, notamment sous formes de questions/réponses. Face à cela, ce sera le joueur qui, en fonction de sa sensibilité personnelle qui choisira le destin de Vincent avec de nombreuses fins dont certaines bien cachées. On peut même voir les % des réponses des autres joueurs et comparer nos choix.

Voila, ce qu’était le scénario du 1er Catherine, un jeu sur la crise de la trentaine provocateur qui ne prenait pas de gants pour aborder les multiples sujets liés à ce thème desservi par des personnages hauts en couleurs et mémorables. Souvent fort profond mais aussi parfois quelque peu maladroit et entouré d’un surnaturel un peu too much par moments, le jeu n’était pas parfait sur ce point mais il reste absolument de qualité et surtout unique dans le paysage vidéo-ludique.

C’est le point qu’il ne fallait absolument pas changer pour moi mais c’est ce que Full Body entend faire.

Oh ma Rin si tu savais …

Et oui, Full Body est osé car il introduit une 3ème Catherine nommée Quatherine mais plutôt appelée Rin dans le jeu. Le but des développeurs étant d’introduire une nouvelle option tout en conservant l’histoire de l’original avec les deux Catherine. Plus facile à dire qu’à faire.

Bien que la plupart des cinématiques inédites de Rin soient isolées, elle est dans toutes les bouches au bar et se fait quand même une place dans l’histoire originale bien que, curieusement, elle ne rencontre jamais l’une des deux autres prétendantes. C’est assez hilarant de voir comment une personne au bar va parler de Rin pendant ses 2/3 premières phrases puis va dire « au fait … » et passer au dialogue qu’il avait dans le jeu original. Toute personne ayant fait le jeu original remarquera cela mais pas un néophyte. Rin fait donc plus DLC qui s’imbrique dans le jeu original qu’autre chose.

Parlons maintenant d’elle, Rin est un ajout intéressant car elle est nettement plus jeune et plus candide que les autres prétendantes. Elle a un comportement enfantin mais c’est aussi est quelqu’un de très tolérant et qui aime Vincent sans conditions, l’accepte tel qu’il est et ne lui demandera en rien de changer. Elle est également celle qui aide Vincent dans ses cauchemars grâce à son piano et le soutient inconditionnellement. Sa présence dans le cauchemar va donc même jusqu’à impacter quelque peu le gameplay. Si son aide est appréciable, certains trouveront, comme moi, que sa présence « éclaire » trop l’ambiance glauque des cauchemars de Vincent et peut être même le jeu entier.

Honnêtement, j’ai beaucoup aimé Rin plus que les autres love interest de par sa personnalité assez unique et fort rafraîchissante dans un jeu comme Catherine. (Spoilers majeurs à suivre)

Et oui, c’est tout de même assez couillu de la part des développeurs d’intégrer une nouvelle prétendante dans un jeu qui n’en avait clairement pas besoin. Et la vérité, c’est que ça l’est … mais vraiment quoi … car Rin dispose bien d’une paire de bijoux de famille. Un retournement de situation complètement inattendu pour Vincent et pour moi-même car je n’ai rien vu venir !

Je vais être honnête, je me suis senti trahi par cette révélation car j’aurais vraiment aimé que Rin soit une femme. Bien entendu, je loue la démarche et la prise de risque des développeurs pour faire de Rin un « piège » comme on dit dans la communauté anime (it’s a trap !). Mais je trouve le jeu assez maladroit et peu convainquant notamment lorsqu’il doit justifier comment Vincent, après son rejet initial de RIn puis réflexion, aime finalement profondément Rin et veut rester avec lui même si c’est un homme.

C'est donc pour ces raisons que je n'ai pas vraiment adhéré à ce nouveau personnage alors que cela commençait fort bien.

Pour mon 1er run, j’ai pu faire la route de Rin et, au contraire, à mon second j’ai fait le maximum pour éviter Rin. Étonnement, Je me suis rendu compte que Rin était bien plus intégrée que je ne le pensais au scénario avec les mêmes cinématiques même si elle est ignorée. Elle ne s’efface qu’au moment ou l’on se dirige, lors des derniers niveaux,vers Katherine ou Catherine via nos choix. La True Ending de Rin est absurde au possible encore plus que celle de Catherine.

Ainsi, l’inclusion de Rin change notablement l’histoire, le gameplay et l’ambiance du jeu en général et j’aurais vraiment aimé que qu’on nous laisse, comme pour les cubes, le choix entre l’histoire classique et celle « remixée » avec Rin.

Un vin raffiné

Catherine est également un jeu qui brille par son sens du détail et ses objectifs non essentiels. Je pense tout de suite aux personnages secondaires. Il y a déjà les amis de Vincent qui sont fort intéressants et attachants avec lesquels on traine au bar. J’apprécie beaucoup l’ambiance crée par ce groupe autour de Vincent.

Il y a également d’autres personnages secondaires mais importants à mes yeux : les clients du bar qui sont principalement des hommes. Ceux-ci apparaissent dans le cauchemar sous forme de moutons et ont tous des problèmes personnels. Ces personnages, secondaires et qu’on peut passer facilement, sont étonnements travaillés et vont, au contact de Vincent, évoluer tout au long du jeu. Les actions de Vincent pouvant impacter leur vie personnelle mais aussi leur survie au sein du cauchemar. Ils m’ont pas mal fait penser aux confidents / social links de Persona 3 à 5 et c'est une bonne chose. En tout cas, il serait bien dommage de passer à coté de ces trames à mon avis.

A ma grande surprise, Full Body ajoute deux clients du bar qui sont également de qualité. Il y a également de nouvelles cinématiques en anime pour donner plus de contexte au passif de Vincent avec Catherine mais aussi au lycée avec ses amis. Elles sont très peu nombreuses mais appréciables.

Pour les petits détails techniques, les nouvelles cutscenes in game sont « filmées » et montées d’une manière nettement plus dynamique qui fait penser à Persona 5. Cela contraste avec les anciennes cutscenes, toujours présentes, plus simplistes. Le jeu a également revu quelques animations et Vincent semble plus maniable lors des phases de gameplay.

Pour l’audio, la musique du jeu original est toujours là et on apprécie le très bon travail de Shoji Meguro, compositeur phare d’ATLUS, qui fait des reprises de grands morceaux de la musique classique mais aussi du jazz/blues pour faire l’OST de Catherine. Un parti pris et un mélange qui fonctionne très bien en plus de donner une identité musicale unique au titre. Pour Full Body, Shoji est de retour des reprises quelques morceaux du jeu original et en ajoute de nouvelles compositions. Et il faut dire qu’il s’est dépassé car le résultat est splendide. J’apprécie particulièrement la reprise du thème du bar mais aussi celles des niveaux finaux de la route de Rin.

Au niveau des doublages, le jeu original ne propose que de l’anglais en occident mais c’est certainement l’un des meilleurs doublages que j’ai pu entendre dans la langue de Shakespeare avec des doubleurs très compétents dont la plupart ayant déjà travaillé sur la saga Persona. Full Body a le bon gout de proposer les voix japonaises et, comme on pouvait s’y attendre, elles sont très bonnes. C’est d’ailleurs difficile pour moi de choisir mon doublage préféré et cela ne m’a jamais arrivé avant. Encore mieux, on peut (en payant un DLC) choisir la voix de Catherine parmi une bonne dizaine de choix de doubleuses et prendre celle qui nous plait le plus. Un bel effort (surement très coûteux) de localisation qui mérite d’être souligné.

Pour finir un détail minime mais que j’adore : le narrateur qui donne des anecdotes sur la boisson alcoolisée qui Vincent vient de terminer au bar qui est soit le rhum cola, la bière, le saké ou le whisky. Full Body ajoute logiquement le vin rouge aux boissons mais en retirant honteusement le whiskey du jeu. Les deux jeux disposent bien entendu de petits clins d’œi pour les fans d'ATLUS et quelques activités secondaires (jukebox, Raiponce …).

Un nouveau millésime ?

Que découvre-t-on lorsqu’on déguste la cuvée Full Body en connaisseur de Catherine (et aussi en sommelier amateur pour les besoins de cette critique) ?

Eh bien, il y a de légères améliorations comme la technique, l’audio ou encore tous ces petits ajouts qui sont bénéfiques à l’expérience de jeu. Encore mieux, certains aspects ont connu une grande amélioration comme la gestion de la difficulté et le gameplay qui rendent le jeu plus bien agréable à jouer. Que du positif à mon sens.

Le point sur lequel Full Body portera le plus à débat est la manière dont il altère le jeu original pour y inclure Rin et aussi son principal parti pris par rapport à ce nouveau personnage.

Cela est le point le plus subjectif du jeu à mon avis. Ainsi, certains joueurs verront Rin comme un élément qui dénature trop le jeu original aussi bien au niveau de l’histoire que du gameplay et préféreront le jeu orignal. A l’autre extrême, d’autres joueurs applaudiront cette prise de risque et considéreront Rin comme un superbe ajout qui fera qu’ils ne pourront jamais revenir au jeu original.

Pour ma part, après avoir vu les différences des deux versions, je suis plutôt (mais pas non plus entièrement) de l’avis du premier groupe et je trouve cela fortement dommage de ne pas pouvoir profiter du scénario original tout en profitant des autres ajouts de Full Body qui ne propose malheureusement pas un mode « classique » pour l’histoire. Et ce n’est pas le portage PC du jeu original qui va me faire changer d’avis.

Pour ceux qui ont apprécié le parti pris nommé Rin, ils disposent là de la meilleure version de Catherine qui prends tous les avantages du jeu original, corrige certains défauts et rajoute beaucoup de contenu appréciable. Pour les néophytes ayant commencé par Full Body, je les encourage à faire, si possible, le jeu original qui présente, par rapport à Full Body, de nettes différences en termes de scénario, d’ambiance et de gameplay.

Au final, Full Body est un peu le résultat qu'on obtient quand on « aère » un verre de vin. En le remuant, on permet à l’air de rentrer dans le vin et d’en libérer les arômes. Ainsi, le gout du vin peut grandement changer par cette action au prix de perdre le gout « non aéré » qu’il avait originellement.

Au dégustateur de choisir quelle saveur il préfère donc …

P.S : un grand merci de m’avoir lu jusqu’au bout car je n’ai pas pu faire plus court vu la complexité de Catherine et de sa version Full Body. Si vous n’en avez pas eu assez, je vous invite à regarder cette vidéo de la chaîne YouTube Beyond Ghibli. Dans celle-ci, il est expliqué comment Catherine est une critique plus vaste de la société japonaise qui connait une crise démographique sans précédent. La vidéo est en anglais mais je vais essayer de voir si le créateur m’autoriserait à la traduire en français.

Lien : https://www.youtube.com/watch?v=w0nt31z5HJI&t=1s