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Strangers from Hell - Drama (2019)

Drama de Lee Chang-Hee Thriller et Épouvante-horreur 1 saison (terminée) OCN 1 h 31 août 2019

Yoon Jong-Woo quitte sa petite ville natale pour Séoul après qu'il y a obtenu un emploi. Il partage son logement avec d'autres résidents, qu'il trouve très vite louches.

Film Strangers from Hell - Drama (2019)
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Ca fait une sacrée éternité que je n'ai pas écris de critique, mais pour ce genre d'oeuvre je me devais de remettre sur pied mes maigres talents de critique.

Strangers From Hell est le nouveau drama d'OCN avec les stars Lee Dong-Wook (a..k.a le dieu vivant des acteurs coréens selon mon avis tout à fait personnel) et Im Si-Wan. Le drama est basé sur le webtoon du même nom de Kim Yong-Gi, je ne l'ai pas lu et maintenant que j'ai vu la série j'aurais sûrement du mal mais je suis sûr qu'il doit valoir le détour de plus les dessins ont l'air assez sympa.

L'histoire raconte la venu d'un jeune provincial fraichement arrivé à Séoul, il n'a pas beaucoup d'argent et décide de prendre une chambre en Goshiwon (je reviendrai sur ce terme important un peu plus loin) la moins chère possible. Il se retrouve au studio Eden où l'attend l'enfer, les autres. Je reste assez vague par choix, c'est le genre de scénario où il serait trop dommage de vous spoiler.

Un Goshiwon donc qu'est ce que c'est ? Et pourquoi c'est important dans la série ? Ce sont des micros studios partagés assez en "vogue" en Corée du Sud en réponse à la crise du logement. (Bientôt les mêmes à Paris...). Clairement ce sont des chambres de moins de 10 mètres carrés avec une cuisine et des espaces d'hygiènes communs à tous les locataires du Goshiwon. Cela peut donc vite devenir anxiogène pour les personnes qui aime la solitude. "Vous entendez vos voisins respirer" nous indique l'un des locataires dans le drama... La citation de Sartre prend donc tout son sens dans ce genre de cadre.

On ressent très vite cette angoisse de la part de notre personnage principal Yoon Jong-Woo (joué donc par Im Si-Wan). Que ça soit dans les différents plans qui transcrivent superbement cette lourdeur, dans le décor qui compose le studio Eden ou dans le jeu des différents acteurs, là on tape dans le très haut du panier. On a toujours un doute sur ce que pensent et veulent les différents voisins. On tombe peu à peu dans l'angoisse comme Yoon Jong-Woo.

La longue descente vers la maladie mentale est d'ailleurs grandiose, chaque épisode est une nouvelle épreuve pour ce jeune homme qui était tout à fait sain d'esprit. La série nous fait très bien comprendre à quel point les troubles mentaux sont insidieux, personne ne remarque rien, à quel point la paranoïa prend le dessus sur la personnalité de notre héros. Cela passe dans le traitement de la gestuelle de l'acteur à bien sûr ses réflexions intérieurs. Il est presque dérangeant de regarder cette chute puisque on s'identifie facilement au personnage au début de l'histoire.

Pour les amateurs de cinéma coréen on tient d'ailleurs là un bon film de Kim Jee-Woon sauf que le format nous permet de découvrir en détail la matière dont sont composé les différents personnages, qui sont par ailleurs assez nombreux mais tous tellement bien écrits et interprétés, je le dit peut être souvent mais mazette ! Les acteurs sont tous très très très bons. Les dix épisodes sont un excellent choix pour ce genre de scénario, il y a un très bon approfondissement des enjeux pour un final en apothéose (j'ai l'impression d'être très lyrique en écrivant cette critique mais c'est parce que ça en vaut vraiment le coup !)

Et la fin...Oh...la fin, je n'en dirais pas beaucoup plus parce que comme je l'ai dit il serait dommage de vous gâcher le scénario mais je vis pour voir des rebondissements comme ils s'en passent dans les deux derniers épisodes. Cette sensation d'excitation qui nous fait mettre sur pause parce que là c'est trop. Encore une fois si vous aimez le cinéma coréen, vous avez sûrement déjà saisi le truc.

En tout cas je peux vous dire que ma vision des autres quand je suis bloquée dans une foule a bien changée à cause de cette série. Je connaissais déjà la citation mais c'est bien vrai que parfois, l'enfer c'est sacrément les autres !