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Laëtitia - Série (2020)

Série de Jean-Xavier de Lestrade Policier, drame et mini-série 1 saison (terminée) La Une 45 min 29 janvier 2020

Cette minisérie de 6 x 45 minutes est tirée du livre Laëtitia ou la fin des hommes d’Ivan Jablonka publié en 2016 retraçant un fait divers qui a marqué la France en 2011. Dans cet ouvrage, l’auteur revient sur la vie de Laëtitia Perrais, une jeune fille placée en famille d’accueil avec sa sœur jumelle, assassinée puis démembrée par Tony Meilhon

Film Laëtitia - Série (2020)
SERVEUR 1

L’histoire de Laetitia Perrais, adaptée du roman ”Laetitia ou la fin des hommes”, d’Ivan Jablonka (Prix Médicis, en 2016) a été mise en images avec ”Laetitia”, une série relativement courte puisque limitée à 6 épisodes, réalisée par Jean-Xavier de Lestrade

Au départ, je disais que cette série, il était préférable carrément de la boycotter. J’en étais restée à la pétition en ligne, lancée par Delphine Perrais, la tante de la victime, demandant à ce qu’elle ne puisse être tournée.

Toutefois j’ai pu lire qu’après une rencontre entre Jean-Xavier de Lestrade et la famille, accompagnés de leurs avocats, la pétition avait été retirée, le 7 novembre, car il y avait eu « un vrai dialogue » (ce qu’avait mentionné Delphine Perrais elle-même).

Du coup, je l’ai vue pour me faire ma propre idée du résultat d’autant que le milieu professionnel des juristes, des travailleurs sociaux (éducateurs, assistantes sociales) des pédopsychiatres, des juges aux affaires familiales, des juges d’instruction, des procureurs, des mesures de protection, des AEMO, des familles d'accueil, etc. etc. fut le mien durant des années.

De plus, et surtout, personne ne me forçait à regarder tous les épisodes, ni même le premier en entier. Si j’avais été révoltée, dès le départ, par ce qui m’était montré à l’écran, il m’aurait suffi tout simplement d’en arrêter le visionnage.

Il est bien sûr question du meurtre de Laetitia Perrais, un fait divers qui s’est transformé en affaire politique à l’époque mais c’est surtout un "état" de la société, notamment de son système social et judiciaire, sans concession, sans manichéisme non plus.

J’ai suivi les six épisodes l’un derrière l’autre. Nous avons droit à des images touchantes comme à des beaucoup plus dérangeantes (mais nécessaires à l’histoire) et je n’ai rien déploré.

J’ai trouvé, surtout, une interprétation que je qualifie de magistrale. Tous les acteurs sont irréprochables et chacun joue de manière plus que juste son personnage. 

Mention spéciale à Noam Morgensztern (sociétaire de la comédie française) qui offre une composition époustouflante dans le rôle de Tony Meilhon.